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samedi 5 février 2011

Magnus Corradi

Magnus Corradi est un écrivain talentueux et réputé mais depuis quelques années, les gens n'ont plus de nouvelles de lui...
Le prénom Magnus est inspiré par le personnage de Magneto dans X-Men (Eric Magnus Lensherr) car j'ai toujours adoré ce personnage, son ambiguité et son charisme. Le nom de famille, lui, seuls ceux qui me connaissent très bien savent d'où il vient. Et pourquoi malgré son allure monstrueuse, il est souvent précisé que Magnus porte le patronyme des anges.

Da Pulp

Da Pulp, c'est un peu la mascotte, la créature mythique, pieuvre violette, violente et passionnée d'Arts.
On raconte qu'elle vit dans le Lac de Lait...

Nate

Nate est l'autre héros/personnage principal d'Acide du Lait. Il fait des pizzas musicales, déborde de qualités mais ne souhaite pas les mettre au service de la société. il préfère suivre sa propre quête de vengeance.

Adam

Je me suis dit que tant que le système de classification des articles par catégorie n'était pas opérationnel, chaque personnage d'Acide du Lait méritait sa petite fiche. Alors voilà Adam, l'un des deux héros du conte. Naïf, un peu seul, innocent mais plein de bonne volonté, il se retrouve confronté à un monde qui le dépasse, ou alors, il découvre que le monde qu'il croyait connaître est bien plus complexe qu'il n'y paraît. Oui, il grandit.

vendredi 4 février 2011

Mr Moustache

Il s'agit des grands antagonistes de l'histoire d'Acide du Lait. Ils sont à peu près tous identiques.

L'Epouvantail

A priori, il n'a rien d'effrayant, mais il réserve pas mal de surprises! Non seulement il est important dans Acide du lait, mais il se dévoile également dans les deux suites (OH MY GOD Révélation de l'année!!! Oui Acide du lait a depuis longtemps déjà une préquelle de prête et même une suite bientôt terminée! Je vous donne les noms? Oui, non? Allez, si vous insistez! Il s'agit d'Ouragan Calcium pour l'opus se passant avant, et Milk Shake Electric est la suite en cours d'écriture)

Cet épouvantail est clairement inspiré de l'apparence de Beck à la sortie de Modern Guilt.
Any Questions?

jeudi 3 février 2011

L'Ecureuil à Moustache

C'est un Ecureuil très malicieux (il ressemble d'ailleurs à Edwy Plenel) qui aide Nate dans son ascension vers Magnus Corradi.

mercredi 2 février 2011

Incipit Acide du Lait

« Il y a du poison partout, dit la plante carnivore (…) »
Même dans le sucre d’un conte pour enfant, dans un monde coloré mais en colère.

Acide du Lait
Partie I: Koalas, Fées et Moustaches
Chapitre I d’une histoire sans nom :

Bordant la splendeur immaculée du lac de Lait, il n’y avait que des buveurs de bières. Adam trouvait ça dommage de gaspiller autant de beauté, autant d’efforts déployés par une Nature complexe devant des êtres aveugles et insensibles. 
Adam était un jeune garçon d’un âge inutile, qui habitait la région tout seul, pas de parents et peu d’amis. Il aimait cet endroit autant qu’on peut aimer l’endroit qui nous a vu naître, l’endroit qu’on connaît le mieux sur Terre et qui nous connaît malgré lui. C’est pourquoi Adam s’énervait contre ceux qui ne voyaient pas la beauté quand ils la foulaient de leur rangers sales. Et pourtant la beauté, il était difficile de ne pas la voir ! Lorsque des nuages d’or surplombaient le lac de Lait, toute la forêt alentour semblait divine, crachée directement de la bouche d’un artiste. La maison d’Adam n’était pas loin du lac. C’était un hybride de maison et de cabane, faite de bois et de pierres. Le bois, constituait la majeure partie la bâtisse : tout l’intérieur et une partie des murs extérieurs. Les pierres, elles, renforçaient les fondations et étaient surtout la principale décoration du jardin. Adam s’amusait à empiler plusieurs de ces pierres rondes et aplaties ; il créait ainsi des structures étranges qui donnaient à son habitat une aura très particulière. De l’étage, où il s’était installé un petit balcon, il aimait observer le lac de Lait s’animer fougueusement. La créature qui y vivait en était la cause. Da Pulp, comme on l’appelait dans le village d’Adam, était une immense pieuvre cyclope, violette et violente mais passionnée d’arts. Enfin on le supposait : personne n’avait encore pu lui parler. Ah le lac de Lait et ses mystères, c’était comme « une tâche angélique au milieu des montagnes » disait Adam avec complaisance. Ses reflets de nacre le rendaient rêveur, lui faisaient oublier la vérité, la longue distance qui le séparait des belles montagnes. Adam, Adam, Adam, Adam s’ennuyait ici, dans son village. Tout ce qui éveillait en lui le désir d’aventure lui était formellement interdit par la P.U.T.E, la Protection Ultra renforcée contre les Territoires Etrangers. C’est pourquoi il devait se contenter d’observer le lac de loin, impuissant contre les buveurs de bière qui souillaient l’endroit de ses rêves. Alors Adam lisait beaucoup, s’émancipait à sa façon. Il apprenait l’Histoire, la Géographie et tous les mythes et légendes qui concernaient de près ou de loin les territoires frontaliers au village. La forêt par exemple, habitée par un peuple magique, des fées mystérieuses, des Koalas qui parlent, des Trolls immenses… Mais la forêt aussi était hors de portée pour Adam. Adam qui à présent, fermait son livre et son cahier de notes.

Chapitre II d’un conte absurde :
C’est en sueur que Nate s’est réveillé ce matin, un matin triste et con comme les autres. Il sortait encore d’un de ces cauchemars arc-en-ciel : il rêvait d’un bonheur ultime, et l’impossibilité, l’irréalité de ce bonheur le rendait triste. C’était comme un trou noir dans lequel il plongeait à peine réveillé.
Nate était un jeune adulte, plein de bonne volonté et d’amour pour les autres qu’il distribuait d’ailleurs en petits paquets confectionnés à la main. Ses parents étaient morts sûrement trop tôt, dévorés par une créature vivant au-delà des montagnes. Depuis, Nate était bien obligé de se débrouiller tout seul, se cultivant en lisant les Modes d’Emplois de la Vie de Magnus Corradi et gagnant sa vie en vendant des pizzas musicales au bord de la rue. Il était très apprécié dans son village, considéré comme le futur chef grâce à son esprit brillant mais libre. Libre certes, mais occupé : l’esprit de Nate ne pensait qu’à la vengeance, il était sourd aux requêtes que formulaient les villageois. Il voulait juste trouver cette créature infâme et la détruire. Pourtant en tant que chef potentiel, il était du devoir de Nate de s’intéresser aux problèmes majeurs qui angoissaient les habitants et qui devaient, en toute logique, l’angoisser aussi. Et un problème en particulier menaçait la tranquillité du village : la Grosse Pomme, qui alimentait tout son village, était sur le point de se faire envahir par une espèce de fourmis très rares. Ainsi privés de leur principale voire unique source énergétique, les villageois dépériraient à vue d’œil et ce serait la fin, la fin de tout. Il fallait donc réagir.
Mais Nate avait déjà prévu son départ, il avait laissé son altruisme sur le pas de la porte, suite à une violente dispute. Il préparait ses affaires dans sa petite maison excentrée. Dans quelques jours, il serait parti. « Ils se passeront bien de mon amour se disait-il, ainsi que de mes foutues pizzas musicales ». Il panoramiqua soudain sur d’anciennes photos qui pendaient au mur, face à son lit, sur lequel étaient étalées ses affaires. On aurait dit que les cadres étaient retenus par des toiles d’araignée. Sur une, sa famille, tenues d’aventuriers, souriant, ayant attrapé un gros chat-poisson, tout poilu, griffu et nageoiru. On ne trouve pas ce genre de bêtes dans le lac de Lait ni même dans ses alentours, ça prouve que les parents de Nate étaient de sacrés voyageurs. Sur une autre photo… sur une autre riait Clémence, la magnifique Clémence. Une fille mi-bonbon mi-poison, comme un caramel collé aux dents, un chewing-gum à la chaussure, elle avait parasité son esprit des années durant. C’est pour ça que Nate préférait l’oublier. Il ferma les yeux un petit moment, assez pour effacer l’image de Clémence, qui lui fit un clin d’œil avant de partir. Puis il continua de faire ses affaires…Il allait partir, bientôt.

Chapitre III d’une insouciante fable : 
Ce fut l’élément décisif, celui qui le décida enfin à prendre son envol. Adam trouva un hippocampe, chose très rare, sur le bord d’un chemin alors qu’il explorait les extrémités permises par la P.U.T.E. Son regard étoilé, aimanté vers la forêt et les autres lieux inaccessibles que ses livres lui permettaient à peine d’imaginer, se baissa sur le sol et buta sur ce petit hippocampe qui lui offrit le plus grand sourire prêt-à-porter de toute sa vie. Il faut dire qu’avoir un hippocampe, et ce particulièrement dans le village isolé d’Adam, offrait des possibilités inouïes. Adam sentait déjà monter en lui les vertus de l’hippocampe. Il coura le dire à Virginie, une de ses seules amies, soulevé par une joie sans nom. Mais arrivé au village, il sentit ce climat étrange, alors que le soleil se couchait, comme si la nuit avait décidé de lui plomber le moral. Et effectivement, la mauvaise nouvelle lui apparut clairement, lorsqu’il entra dans la douce chambre de la tout aussi douce Virginie. Au milieu des tentures vaporeuses, d’une faible lueur rose, sur le lit à moitié fait, était posée une lettre, écrite sur une fleur fanée, qui lui était adressée : 

« Mon cher Adam, disait la lettre, les M. Moustaches sont arrivés juste avant ton départ, tu dois partir, tu dois mettre ton hippocampe à l’abri. ». 

Abasourdi à ces mots, Adam stoppa net la lecture de la lettre. Comment diable pouvait-elle savoir qu’il allait trouver un hippocampe cet après midi ? Le reste de la lettre ne lui répondit pas, elle lui lança plutôt des mots doux à la volée, de ceux qu’on trouve dans les bocaux des salles d’attente. En sortant de la chambre de Virginie, il vit effectivement par la fenêtre passer un M. Moustache, portant son air con et sa méchanceté en bandoulière, comme un insigne mal nettoyé. Les M. Moustaches étaient les fondateurs d’une faction dissidente de la police du village. Ils étaient souvent routiers, chasseurs, aimaient le sport et possédaient le monopole de la bière et des chips. Ils ne portaient pas tous la moustache, mais bien les mêmes idéaux, avec lesquels ils battaient leur femmes. A ce moment précis, Adam sentait qu’ils étaient ses pires ennemis et qu’il devait absolument leur échapper. Il fallait donc qu’il rejoigne rapidement sa petite maison, qu’il fasse ses affaires et le grand saut en suivant, le grand saut vers une vie loin de la P.U.T.E. Il fit le tour de la maison et rampa dans la fange, les excréments d’ânes bavards qui parlaient de poésie derrière les habitations. L’un d’eux le regarda d’un air mauvais avant de bramer comme un cerf, un vers étrange. C’est couvert de merde comme de poésie, sans pouvoir distinguer ni l’un ni l’autre, qu’Adam rentra chez lui. Ses affaires étaient déjà faites, accompagnées d’un baiser de Virginie que lui fit parvenir un souvenir mélancolique. Pas le temps de se débarrasser de ses affaires sales, ni de l’odeur poétique des ânes bavards, Adam mit son sac sur le dos et sauta du balcon. Il dit au revoir à sa cabane, qui lui répondit dans un grincement gentil. C’est avec émotion qu’il dépassa la P.U.T.E, d’un pas pesant et pesé.

Incipit Acide du Lait (Traduction de Yannick Slade)

There is poison everywhere, said the carnivorous plant (…)”
Even in the sweetness of a children’s story, in a colourful but angry world. 


Part I: Koalas, Fairies and Moustaches
Chapter 1 of a nameless story:
Bordering the immaculate splendour of the Lake of Milk, there were only beer drinkers. Adam felt that it was a shame to waste such beauty, such effort by Nature on these blind and insensitive beings.
Adam was a young boy of a useless age, who lived in this region alone, without parents and with few friends. He loved this place as much as one can love the place in which he is born, the place that one knows the best on the earth and that knows you in spite of itself. It is for that reason that Adam was annoyed by those who did not see its beauty as they tread all over it in their dirty cowboy boots. The beauty though was very difficult not to see! As golden clouds hung over the Lake of Milk the entire surrounding forest acquired a divine quality, as though spat straight from the mouth of an artist. Adam’s house was not far from the lake. It was halfway between a house and a hut, made of wood and rocks. Wood constituted the majority of the structure: the interior and one part of the exterior walls. Rocks reinforced the foundations and were above all the principle decoration of the garden. Adam would have fun stacking several of these round flat stones to create strange structures that gave his dwelling a very particular character. From the first floor where he had made himself a small balcony, he enjoyed watching the Lake of Milk and its enthusiastic movements. The creature that lived within was the cause of these. Da Pulp, as it was called in Adam’s village, was a giant Cyclops octopus, violet and violent but passionate about the arts. Well we assumed so; nobody as yet had been able to speak to it. Ah the mysteries of the Lake of Milk, it was, “an angelic mark between the mountains”, Adam would say complacently. Its reflected pearly white made him dreamy and would make him forget the truth, the large distance that separated him from the beautiful mountains. Adam, Adam, Adam, Adam was bored here, in his village. All that awoke within him the spirit of adventure was formally prohibited by the B.I.T.C.H, the Bureau of International Territories and their Continued Hatred. It is for that reason that he had to be content with observing the Lake from afar, powerless against the beer drinkers who were defiling the place of his dreams. So Adams read a lot, it was his way of liberating himself. He taught himself History, Geography and all the myths and legends about the bordering territories, near and far, of the village. The forest for example was inhabited by a magical population, mysterious fairies, talking Koalas, huge Trolls… The forest though was also out of reach for Adam. Adam who at present closed his book and notebook. 

Chapter II of an absurd tale
It was covered with sweat that Nate woke up this morning, a sad and shit morning like all the others.  He was still waking from one of his rainbow nightmares: he was dreaming of an ultimate happiness and the impossibility, the unreal happiness made him sad. It was like a black hole into which he would plunge half awake. 
Nate was a young adult, full of good will and love for others that he would distribute in little handmade packets. His parents died much too early, devoured by a creature who lived over the mountains. Since, Nate had been obliged to look after himself, learning by reading the Manual of Life by Magnus Corradi and making a living by selling musical pizzas by the roadside. He was well liked in his village and considered likely to be the future chief because of his brilliant intellect but free spirit. A free spirit, but an occupied one: Nate thought only of vengeance and was therefore deaf to the wants of the villagers. He wanted only to find that infamous creature and destroy it. However as potential chief it was Nate’s duty to take interest in the problems that worried the villagers and that logically, should worry him as well. One problem in particular menaced the tranquillity of the village: The Great Apple that fed the whole village was about to be invaded by a very rare type of ant. Therefore, deprived of their principle, only source of energy, the villagers would waste away in the blink of an eye and that would be the end, the end of everything. A reaction was necessary.
Nate though had already planned his departure; he had left his altruism on the doorstep following a nasty fight. He was preparing his things in his small house on the outskirts of the village. In a few days, he would be gone. “They will be fine without my love”, he told himself, “without my bloody musical pizzas too”. His gaze suddenly fell upon some old photos that were hung on the wall facing his bed on which his things were piled. It seemed as though the frames were held up by spider’s webs. In one, his family, dressed with their adventurer’s clothing, smiling, having just caught a large catfish, hairy, with claws and fins. Those kinds of creatures are not found in the Lake of Milk nor in the surrounding areas that shows that Nate’s parents were great travellers. In another photo…in another Clémence was laughing, magnificent Clémence. A girl who was half candy half poison, like a piece of caramel stuck between your teeth, a piece of gum on your shoe, she had been like a parasite for many years. It is for that reason that Nate preferred to forget her. He closed his eyes for a moment, enough to erase Clémence’s image that gave him a wink before disappearing. He continued to pack his things…He would leave soon. 

Chapter III of a carefree fable
It was the decisive element, that which made him decide to take flight. Adam found a sea horse, something very rare, on the side of a path while he was exploring the borders decided by the B.I.T.C.H. With stars in his eyes, magnetically drawn towards the forest and the other inaccessible places that his books had allowed him to imagine only just, he bent down and came upon this little seahorse that made him smile larger than he had his whole life. It must be said that to have a seahorse, and particularly in Adam’s isolated village, had incredible possibilities. Adam already felt the virtues of the seahorse moving within him. He ran to tell Virginie, one of his only friends, buoyed up by indescribable joy. On arrival in the village though, he had a sense that something was wrong, this just as the sun was setting as though the night had decided to dampen his happiness. Indeed, he received the bad news clearly as he entered the beautiful room of the equally beautiful Viriginie. Between her diaphanous drapes casting a faint pink glow, on the half made bed, there lay a letter written on a withered flower, addressed to him.

My Dear Adam, the Mr. Moustaches arrived just before you left, you must leave, and you must hide your seahorse. 

Dumbfounded by these words, Adam stopped reading the letter. How the hell could she have know that he would find a seahorse this afternoon?